Notre projet de société

Notre candidature à la présidentielle est motivée par notre ferme détermination à répondre aux préoccupations et aux aspirations du peuple congolais, par l’émergence d’une nouvelle voie, qui n’est ni celle du pouvoir en place, ni celle de l’actuelle opposition… une voie qui apporte une perspective que le Congo mérite… un nouveau son de cloche, un esprit qui rassemble toutes les forces vives de la nation autour des idéaux nationalistes dans une gestion inclusive et participative où les diversités que regorge notre nation peuvent trouver leurs places et jouer chacune son rôle dans l’harmonie et la concorde sans précédent.

Etant fermement attachés aux principes démocratiques et à l'État de droit, notre responsabilité sera totalement engagée dans la recherche des solutions durables face à l'instabilité politique, la corruption et les injustices qui gangrènent notre nation.

Enracinés dans un amour pour notre pays et un désir de servir le peuple congolais sans relâche, nous invitons toutes les couches de notre société à soutenir notre leadership afin de mobiliser toutes nos forces pour notre autonomisation collective et pour bâtir un Congo plus beau qu’avant dans la dignité et pour le bonheur de tous.

Ma vision fermement liée au Changement est de « Faire de la République Démocratique du Congo un pays puissant, prospère, dynamique, digne et où il fait bon vivre »
Nous considérons qu’en conjuguant nos efforts, nous le pouvons!
Une population congolaise riche dans un pays immensément doté par Dieu est plus qu’un pari, une question éthique et urgente.
C'est donc pour contribuer à remettre notre cher pays sur la voie d'une vraie société responsable et respectée que je me suis engagé dans cette vision. Vous conviendrez certainement avec moi que sans un changement profond, c’est-à-dire débarrassé des scories de la mégestion, de l'insécurité et des antivaleurs, il n'y a point de développement.
Le peuple ne peut plus attendre, il est temps que la redistribution se fasse, cette fois à son profit exclusif.

Notre mission pendant ce premier quinquennat consiste à Restaurer la Souveraineté et l’Autorité de l’Etat, en organisant de manière conséquente la Défense Nationale en vue d’une Paix durable et renforcer l'indépendance du système judiciaire pour une justice équitable afin d’éviter des procès de complaisance.
Innover la Gouvernance économique et administrative, Réhabiliter et Construire les Infrastructures ; Promouvoir la Production et le Commerce ; et Garantir la Sécurité Sociale.

Au regard des missions que nous nous sommes assignées, notre vision sera matérialisée dans la mesure où les objectifs suivants seront atteints :

Objectif 1 Garantir la sécurité et l’intangibilité du territoire national en général et dans les zones à conflit en particulier ;
Objectif 2 Réorganiser notre système de défense pour accroître ses performances et nous repositionner parmi les puissances militaires de la région ;
Objectif 3 Résoudre les différends fonciers à la base des conflits tribalo-ethniques ;
Objectif 4 Rendre effectif la mise en œuvre de la décentralisation de la Gouvernance ;
Objectif 5 Moderniser et réformer l’Administration publique ;
Objectif 6 Réhabiliter et Construire les infrastructures dans tous les secteurs nationaux ;
Objectif 7 Promouvoir l’Agriculture, l’élevage et la pêche pour l’autosuffisance alimentaire et l’exportation ;
Objectif 8 Accroître la production en exploitant les ressources naturelles et mettre en place une politique de gestion durable tout en veillant sur la traçabilité des recettes ;
Objectif 9 Promouvoir le Commerce et Assouplir notre système fiscal ;
Objectif 10 Améliorer les services sociaux de base.

Dans un contexte où l’ensemble des paramètres sociaux en rapport avec les objectifs du millénaire sont tous au rouge, il ne faut pas s’attendre à beaucoup mieux :

  • La misère grandissante,
  • Le niveau de précarité très élevé dans le chef de la population,
  • Le chômage endémique,
  • Une couverture sanitaire insuffisante,
  • Une scolarisation en recule surtout en milieu rural,
  • Le faible pouvoir d’achat,
  • Le système de délestage sur les années de scolarité des enfants,
  • Une jeunesse sans perspective d’avenir,
  • L’insécurité grandissante,
  • La défaillance du système judiciaire,
  • L’absence d’une politique incitative de nature à favoriser les investissements,
  • Les infrastructures sociales de base encore lacunaires sur tout le territoire national ainsi que leur état de délabrement très avancé,

La Corruption, le Tribalisme, le Népotisme, le favoritisme, l’Appropriation et la spoliation des biens collectifs, le détournement des deniers publics, ... sont autant de défis à relever.
Sans réellement une inversion de la tendance, il faut pour notre pays un nouvel élan, un nouveau projet. En ce qui nous concerne, nous pensons modestement qu’une nouvelle méthodologie est nécessaire.
Nous devons désormais « travailler et gouverner autrement » pour que des diagnostiques correctement posés notamment à travers des documents maîtres comme le Document de Stratégie et de Croissance pour la Lutte contre la Pauvreté (DCSRP en sigle), ou actuellement le Plan National de Stratégie de Développement (PNSD en sigle) ou encore des slogans forts comme ne jamais trahir le Congo de Laurent Désiré KABILA, le peuple d’abord d’Etienne TSHISEKEDI, le servir et non se servir de MOBUTU, le Congo uni de LUMUMBA, des pères de notre indépendance ne restent pas lettre morte.

Ce projet de société s'articule autour de Cinq Secteurs-clés notamment :

  • La Restauration de la Souveraineté et l’Autorité de l’Etat ;
  • La Gouvernance économique et Administrative ;
  • Les Infrastructures ;
  • La Production et le Commerce
  • La Sécurité sociale

De ces 5 secteurs découle la déclinaison ci-dessous :

V.1. Nouvelle Méthodologie de Gouvernance

Depuis 1964, la RD Congo a toujours été dirigée de façon verticale, faute de ne pas avoir adopté la constitution de Luluabourg dans son esprit décentralisateur. Aujourd’hui l’expérience de plus de 60 ans d’indépendance, démontre les limites d’un pouvoir fortement centralisé et finalement loin des préoccupations véritables d’une population dirigée par le haut. Ce pouvoir central qui contrôle le pays dans les grandes lignes a montré toutes ses limites et cela dans tous les domaines. La gouvernance verticale s’est révélée antinomique compte tenue de la démographie congolaise et la taille de notre pays.
Une gouvernance décentralisée et horizontale de type participatif se prête plus.
Le gigantisme de notre pays exige une forte dose d’horizontalité et l’organisation d’une complémentarité parfaite entre le pouvoir central et les provinces, qui doivent se spécialiser pour devenir des leviers plutôt que les poids morts qu’ils sont aujourd’hui.
Nous devons dans les domaines économique, social, sanitaire, culturel et éducationnel introduire une forte dose d’horizontalité.
Pour parvenir à déplacer le centre de décision sur les sujets qui touchent directement la vie quotidienne de nos concitoyens, nous proposons donc une réforme institutionnelle en vue de donner corps à ces deux échelons administratifs pour hâter la décentralisation réaliste vu les dimensions de notre pays.
Les Provinces ont effectivement besoin d’un budget conséquent pour maximiser leur fonctionnement.
Pour un fonctionnement harmonieux du pays et en vue de garantir la paix et la stabilité au sein de la nation, un pouvoir fort qui s'appuie sur les institutions appropriées s'avère nécessaire et ce, moyennant le renforcement du principe de la séparation des pouvoirs.
Toujours en vue de réduire la voilure de l’Etat et afin de viser un surcroit d’efficacité, il pourrait être concevable de procéder à la réduction de l’effectif des membres du gouvernement et de l’Assemblée Nationale.

V.2. Politique, Sécurité et Diplomatie

Pour conquérir la paix, la sécurité et l'intégrité territoriale, les relations de bon voisinage avec d'autres états du monde, nous devons privilégier les principes démocratiques et le respect de l'Etat de droit.

  • Politique intérieure

Au niveau de la politique intérieure, nous nous engageons à bâtir véritablement un état de droit respectueux des principes démocratiques devant tenir compte des vertus de la bonne gouvernance à savoir :
- Placer le citoyen au centre de nos préoccupations en garantissant les droits fondamentaux de l'homme dans le respect des instruments internationaux de protection des droits humains tels que ratifiés par notre pays.
- Garantir la séparation des trois pouvoirs : Législatif, Exécutif et Judiciaire ;
- Promouvoir les libertés démocratiques telles que définies par la constitution et l’égalité des chances des citoyens d'accéder à tous les services (éducation, santé, travail et bien- être) ;
- L'égalité entre hommes et femmes ;
- Le respect des diversités culturelles, ethniques, confessionnelles, linguistiques et sociales ;
- La lutte contre le tribalisme, le régionalisme et toute sorte de ségrégation ;
- La participation à tous les niveaux du citoyen à la gestion de la chose publique en s'exprimant à travers les urnes et ses représentants ;
- La promotion et l'encadrement de la jeunesse qui représente l'avenir de demain ;
- L'implication du cadre local (arrière-pays) dans le processus du développement du pays ;
- La valorisation du fonctionnaire en tant qu'agent de développement et l'amélioration de ses conditions du travail ;
- La création des conditions devant permettre à l'Etat à asseoir son autorité et à jouer pleinement son rôle régalien, etc.

  • Politique Extérieure et Diplomatique

Notre action assurera le non isolement du pays en favorisant notamment :
La redynamisation d'une politique de bon voisinage et de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres Etats ;
- Le respect et, le cas échéant, la revisitation des accords, des traités et des conventions internationales auxquels le pays a adhéré ;
- Le maintien de bonnes relations diplomatiques avec tous les pays épris de paix et de liberté ;
- L'adhésion aux groupements régionaux et sous régionaux en fonction des intérêts réciproques des pays concernés ;
- La participation aux actions menées à travers le monde contre divers fléaux, les inégalités, les menaces terroristes et toutes sortes de ségrégation ;
- Les dispositions nécessaires pour rendre au pays son image de marque ;
- La coopération économique, la promotion et la valorisation du pays à travers les messages au niveau de nos ambassades, etc.
- La dotation des infrastructures adéquates et les frais de fonctionnement a nos Ambassades et Consulats ;

  • Politique sécuritaire

Nul n'ignore que notre pays est agressé depuis des décennies et les ennemis du bonheur des congolais qui convoitent les richesses du pays et qui souhaitent sa balkanisation sont bien connus.
Pour parer à toute éventualité de nature à faire la part belle à ses agresseurs, nous considérons que les efforts y afférents doivent porter particulièrement sur la reconstruction d'une armée forte, organisée, modernisée et bien équipée, véritablement républicaines et professionnelles ; une armée débarrassée des forces négatives et des infiltrés. Il en est de même de la police et de nos services de sécurité.
De ce fait, nous comptons focaliser notre action et porter une attention toute particulière sur la sécurité et ce avec tous les moyens nécessaires pour mettre nos agresseurs hors d'état de nuire en exerçant le droit de poursuite, le cas échéant, même sur le territoire des pays limitrophes qui offrent l'asile à nos agresseurs.
La police nationale notamment celle des frontières sera renforcée en équipements adéquats pour traquer les délinquants d'où qu'ils viennent.
En ma qualité de Commandant suprême, je ferai en sorte que l'armée, les forces de police et les services de sécurité soient placées sous le commandement et la supervision des dirigeants triés sur le volet et justifiant des qualifications et d'une expérience éprouvée, le patriotisme devant être retenu comme critère fondamental, car en effet, il est notoire comme le dit bien l'adage "il n'y a pas de mauvaises troupes, mais plutôt de mauvais commandant".
L'affairisme doit également être banni au sein de l'armée et des services de sécurité.
En ce qui concerne le cantonnement des effectifs, il s'avère plus qu'indispensable qu'une nouvelle base militaire de premier rang soit érigée au Nord-Kivu et dans cette optique interviendront la réhabilitation des anciens camps ; la construction de nouveaux logements tant pour l'armée que la police ainsi que la délocalisation des camps militaires se trouvant dans les milieux urbains ainsi que la réhabilitation et construction des installations pénitentiaires.
En tout état de cause, la réforme des services de sécurité, la formation et le recrutement seront entrepris en fonction d'un plan de réforme.

  • L’ordre public

- Définir avec efficience les besoins de sécurité minimum ;
- Restructurer, recruter et former les nouvelles forces de sécurité ;
- Prévoir des programmes de réinsertion communautaire gérés par des ONG ;
- Surveiller, y compris en prenant des dispositions institutionnelles pour sanctionner de manière appropriée le personnel en faute ;
- Préparer un programme de dotation en personnel et de rémunération en suivant le cadre général pour la réforme de la fonction publique ;
- Assurer une coordination efficace avec les services chargés de faire respecter les lois (comme la police et l’administration pénitentiaire).

  • Etat de droit

S'agissant de l'indispensable instauration de l'Etat de droit, sujet qui nous tient vraiment à cœur, nous veillerons au respect de la constitution et des dispositions légales de notre pays, de telle sorte que personne ne puisse être au-dessus de la loi et ce, pour une bonne gestion des affaires publiques et privées sur toute l'étendue du territoire national.
A cet égard, les services de sécurité et le système judiciaire seront gérés non seulement de manière à appliquer les lois à la lettre mais également à assurer la protection de tous les citoyens.
Un État de droit s'inspire également des principes démocratiques.
Ainsi, nous nous appliquerons de faire en sorte que la restauration d'une véritable démocratie puisse redonner au peuple congolais, directement ou par l'intermédiaire de ses dignes et vrais représentants élus, un droit de regard sur la façon dont le pays est géré, y compris sur le choix des gestionnaires dans tous les grands domaines de la vie publique.
Les gestionnaires devront être jugés à travers les critères de performance et de rentabilité des entités proposées à leur gestion.
Sur cette même lancée et dans le souci de bien faire asseoir les principes de la démocratie, nous veillerons à ce que les équipes dirigeantes à tous les échelons du pouvoir soient le reflet du vote des citoyens. De cette façon, les tenants du pouvoir se sentiront dans l'obligation de travailler raisonnablement pour le15 congolais électeur, véritable propriétaire des ressources du pays.
Vu sous cet angle, les dirigeants seront comptables devant la population et éviteront de se livrer au favoritisme et à la corruption tout en privilégiant l'amélioration des conditions de vie des populations.

  • La Justice

Des actions de grande envergure seront menées pour promouvoir l'indépendance du système judiciaire, l'accès à la justice de manière équitable.
Les moyens nécessaires seront prévus pour un bon fonctionnement des cours et tribunaux et un accent particulier sera mis sur la bonne moralité et l'intégrité des personnes chargées de dire le droit.

  • Administration Publique

Une administration publique efficiente constitue la clé de voute d'un État digne de ce nom.
Dans notre projet de société cette question revêt une importance capitale.
L'organisation et la gestion de l'administration du pays requiert une véritable mise à jour.
Notre administration est mal cotée tant en infrastructures adéquates qu'en équipements modernes et surtout mérite un recyclage du personnel mais aussi son rajeunissement avec des cadres mieux formés.
Le recrutement des agents doit intervenir sur base d'un concours d'admission et la promotion de la carrière se16 conformer aux dispositions légales et réglementaires en la matière.
Les systèmes d'archivage et de gestion de données doivent être informatisés.
Nous nous engageons à combattre de manière énergétique les fléaux qui ruinent l'administration publique, on peut passablement retenir à titre non exhaustif, la corruption, le détournement des deniers publics, l'absentéisme, le népotisme, le favoritisme, l'incompétence, le manque de motivation, l’enrichissement sans cause.
Pour parvenir à un changement de mentalité au sein de l'administration, nous envisageons de mettre en place un système d'émulation sous forme d'un "prix de bonne gouvernance" visant à récompenser le fonctionnaire le plus méritant en vue de promouvoir les valeurs de leadership éthique qui exige que toute personne en position de responsabilité dirige et se comporte de manière exemplaire et digne sur le plan professionnel.

V.3. Relance de l’agriculture Durable

L’agriculture en République Démocratique du Congo est une des principales activités économiques du pays. Elle présente un important potentiel de développement.
Il convient de se positionner sur la résolution du chômage endémique dans notre pays en rationalisant la chaîne de production agricole et en complétant le panorama des métiers de l’agriculture qui doivent intégrer les phases de production jusqu’aux phases de commercialisation en passant par une grande phase de transformation pour donner une plus-value locale et créer des emplois.
En effet, la République Démocratique du Congo dispose de 70 millions d’hectares de terres arables, dont à peine 20 % sont mises en valeur ; 2eme pays de la planète en termes de terres arables cultivables disponibles après le Brésil.
Grâce à la diversité des climats (plus de 4 saisons agricoles par an sur la majeure partie du pays) et à la densité de notre réseau hydrographique, notre pays a la capacité de nourrir la moitié de la planète et constituer une réserve alimentaire capable d’aider le monde à faire face à certaines crises comme la plus récente sur les marchés des productions agricoles de l’UKRAINE.
La RD Congo peut et doit, grâce à une politique agricole volontariste, se hisser au premier rang. Notre action à la tête de l’Etat, va consister à résoudre un premier paradoxe : nos populations qui dépendent des activités agricoles, vivent en deçà du seuil de pauvreté et ne mangent pas à leur faim.18 Les statistiques montrent que la RD Congo a beaucoup régressé du point de vue de ses performances agricoles jusqu’à ne plus être capable de satisfaire à la demande alimentaire interne. L’agriculture représente près de 50% du Produit Intérieur Brut (PIB) de la RD Congo alors que la valeur ajoutée annuelle par travailleur agricole est en dessous de la moyenne. Nous devrions donc organiser notre filière agricole afin de la rendre plus performante et plus efficiente avec notamment la redynamisation de notre code.
Nous proposons la redynamisation du code agricole du 24 décembre 2011, en modifiant entre autres les articles 6, 7 et 12 pour y introduire la notion de spécialisation territoriale et des objectifs chiffrés ; article 8 pour rendre effectif le conseil agricole et modifier la composition en y intégrant la société civile et les chefs coutumiers ainsi que les chefs de groupement. Ces modifications ont pour but essentiel de mettre en place un cadre institutionnel qui vise à protéger les agriculteurs et favoriser leur développement à travers la mise en œuvre de la Politique Agricole.
En plus de cela, nous devons créer une dynamique autour de la nouvelle décentralisation décrite ci-haut avec les élus provinciaux, les organisations paysannes de chaque province, les chefs coutumiers, les administrateurs de territoire, la société civile locale… Ce code conçu à l’origine pour déterminer les conditions incitatives pour promouvoir l’investissement agricole, sur le plan fiscal, énergétique, foncier, d’accès aux technologies,19 aux intrants et semences de qualité, aux informations sur les prix et marchés du secteur agricole doit redevenir un outil au service de notre développement agricole, première richesse s’il en est du Congo.
Notre intention, vous l’avez compris, est de restaurer notre agriculture afin de passer aujourd’hui de 50 % notre PIB à 80 % à l’horizon 2030.
Nous devons préparer notre pays à l’après Mining qui contrairement à l’agriculture est constitué de ressources épuisables que nous devons désormais gérer à travers le prisme d’une fin annoncée.
De plus, pour vendre nos produits miniers aux prix que nous voulons, nous devons trouver les recettes dans les autres secteurs porteurs de croissance économique, d’où l’opportunité offerte par la redynamisation du secteur agricole qui doit nous permettre de doubler en 5 ans les quantités produites ci-dessous et engager de nouvelles productions.
Ainsi, les différents types d’Agriculture :

  • Agriculture de subsistance : Cette forme d'agriculture vise à produire suffisamment de nourriture pour répondre aux besoins de la famille agricole. Les cultures de base sont souvent cultivées, comme le manioc, le maïs, le riz, le haricot, le millet, et les légumes. Les cultures vivrières varient en fonction de la région.
  • Agriculture commerciale : Cette agriculture est destinée à la vente sur les marchés locaux, nationaux ou internationaux. Elle comprend souvent des cultures d'exportation telles que le café, le cacao, le thé, les bananes, l'ananas, le caoutchouc et les épices.
  • Agriculture vivrière : Elle se concentre sur la production de cultures essentielles à la subsistance, comme le riz, le maïs, le manioc, le taro, les patates douces, etc.
  • Agriculture d'arbres fruitiers : La culture d'arbres fruitiers tropicaux comme le manguier, l'ananas, le papayer, le goyavier, l'oranger et le bananier, etc. est courante.
  • Agriculture d'huile végétale : Les cultures oléagineuses, telles que le palmier à huile, le Cocotier, le soja et l'huile palmiste et de tournesol, sont cultivées pour la production d'huile végétale.
  • Agriculture de céréales : Outre le riz et le maïs, d'autres céréales comme le sorgho, le millet, l'orge et le fonio sont cultivées dans diverses régions tropicales.
  • Cultures maraîchères : La production de légumes comme les tomates, les choux, les aubergines, les poivrons, et les oignons est courante dans les jardins potagers.
  • Agriculture biologique et agro écologique : Les pratiques durables, telles que la culture en agroforesterie, la permaculture et l'agriculture biologique, sont de plus en plus adoptées pour minimiser les impacts environnementaux et maintenir la fertilité des sols.
  • Agriculture de montagne : Dans les zones montagneuses des tropiques, les cultures spécifiques comme les pommes de terre, le blé, les légumineuses et le café sont courantes.
  • Riziculture en rizières inondées : La culture du riz dans des rizières inondées est répandue dans de nombreuses régions tropicales.
  • Agriculture irriguée : L'irrigation est utilisée pour cultiver des cultures telles que le riz, le coton et les légumes dans des régions où les précipitations sont saisonnières.

Ces différents types d'agriculture et de cultures en milieux tropicaux reflètent la diversité des besoins alimentaires, économiques et environnementaux des populations vivant dans ces régions et contribuent de manière significative à l'économie mondiale.
Ces spécialisations économiques par province visent à capitaliser sur les ressources, les atouts et les besoins spécifiques de chaque province tout en promouvant le développement économique et social global de la République Démocratique du Congo.

V.4. Pêche et Elevage

En vue de favoriser l’autosuffisance alimentaire, et la commercialisation à grande échelle, il est impérieux de développer la pisciculture, la pêche artisanale et industrielle dans nos grands lacs, rivières et cours d’eau qui constituent le bassin du fleuve Congo ainsi que sur la côte Atlantique.
Développer l’élevage de petit et grand bétail pour besoin de consommation locale et d’exportation, notamment par le système de métayage.

Nous préconisons ici des secteurs à développer dans chaque province :

Kinshasa : Culture maraichère, services et « technologie de l'information et des communications » (TIC).
Bas-Uele : Agro foresterie.
Haut-Uele : Exploitation minière responsable.
Ituri : Tourisme durable et conservation de la biodiversité.
Tshopo : Éducation et développement des compétences.
Haut-Lomami : Santé publique et accès aux soins.
Lomami : Développement du secteur agroalimentaire.
Kasaï : Réconciliation nationale et promotion de la paix.
Kasaï-Central : Énergie renouvelable et accès à l'électricité.
Sankuru : Développement rural et agricole.
Maniema : Protection de l'environnement et conservation.
Sud-Kivu : Gestion des ressources en eau et agriculture durable.
Nord-Kivu : Innovation technologique et entrepreneuriat.
Tanganyika : Infrastructure de transport et développement logistique.
Haut-Katanga : Développement industriel et zones économiques spéciales.
Lualaba : Exploitation minière durable et responsabilité sociale des entreprises.
Kasai-Oriental : Éducation artistique et promotion des arts.
Haut-Uélé : Promotion des droits de l'homme et justice.
Tshuapa : Promotion de l'égalité des sexes et autonomisation des femmes.
Mongala : Développement du secteur de la pêche et de l'aquaculture.
Nord-Ubangi : Systèmes de protection sociale et réduction de la pauvreté.
Sud-Ubangi : Gestion des déchets et assainissement.
Équateur : Agriculture biologique et agroécologie.
Tshopo : Culture, patrimoine et tourisme culturel.
Kwilu : Santé maternelle et infantile, et accès aux soins de santé.
Maï-Ndombe : Pêche et Agroforesterie durable.

En tant que candidat à la présidence de la République Démocratique du Congo, nous préconisons des réformes économiques fondamentales pour transformer l’économie du pays autour des thèmes suivants : Dédollarisation de l’économie ; Promotion de la production et de la transformation locale des denrées agricoles pour retenir les devises ; Performances des entreprises publiques ; Rationalisation de la production minière et une meilleure répartition des recettes avec la population ; Lutte contre la fuite des capitaux ; Accession des congolais à la propriété de leur résidence principale et Création des emplois.

  • Dédollarisation de l’Économie :

Introduire des incitations pour promouvoir l’utilisation de la monnaie nationale (le franc congolais) dans les transactions économiques internes. Renforcer la stabilité monétaire et réduire la dépendance au dollar américain.

  • Promotion de la Production et de la Transformation Locale :

Soutenir l’agriculture locale en fournissant un soutien aux petits agriculteurs et en encourageant la production de cultures vivrières. Investir dans des infrastructures de transformation alimentaire pour réduire la dépendance aux importations de produits alimentaires.

  • Performances des Entreprises Publiques :

Réaliser un audit des entreprises publiques pour identifier les problèmes de gestion et de rentabilité. Mettre en place des réformes de gestion et de gouvernance pour améliorer la performance des entreprises publiques.

  • Rationalisation de la Production Minière et Répartition des Recettes :

Renégocier les contrats miniers pour obtenir une meilleure part des revenus pour le gouvernement et la population. Réinvestir les recettes minières dans le développement des communautés locales et la diversification de l’économie.

  • Lutte Contre la Fuite des Capitaux :

Mettre en place des mécanismes de surveillance et de contrôle pour empêcher la fuite des capitaux illégalement. Collaborer avec des organisations internationales pour repérer et récupérer les fonds volés..

Redresser et impulser l'économie par la diversification sectorielle et l'intégration spatiale des structures locales et des infrastructures aux fins de favoriser la création d'un environnement favorable à la reprise du travail et de la production corollaire du progrès socio-économique.

V.6. POLITIQUE BUDGETAIRE

Eu égard à ce qui précède, nous envisageons d'opter pour un programme réaliste de la reprise de l’économie du pays qui porte sur un coût de Quatre-vingt-Quinze milliards de dollars américains (95 Milliards de $ US) pour mon premier quinquennat, soit une moyenne annuelle de Dix-neuf (19) milliards de dollars américains avec possibilité d’ajustement éventuellement en fonction de l’évolution des paramètres économiques.

  • Recettes

En dehors des actes générateurs des recettes en faveur du trésor public (là encore il faut améliorer le rendement des services d’assiette tout en renforçant le contrôle), il est nécessaire de diversifier les secteurs porteurs de croissance notamment :
- la Production et la transformation locales des produits agricoles ainsi que tous les produits de première nécessité.
- l’exploitation durable du secteur minier,
- Le Développement du Tourisme,
- L’accroissement de la production des hydrocarbures et l’installation des raffineries ;
- Le Financement extérieur.

  • Dépenses

Accélérer la mise en œuvre du budget-programme tel que préconisé par les dispositions légales en matière de gestion des finances publiques. Rechercher un bon équilibre entre les budgets de consommation et d’investissement.

V.7. Aspect Financier

La réalisation d’un programme ambitieux repose sur la mobilisation des ressources financières de qualité.
Notre programme n’échappe pas à cette règle. Le coût financier de notre projet est assez considérable mais pas impossible à réaliser.
A l’évidence, les montants à mobiliser aux fins de rencontrer les besoins exprimés se buteront à des contraintes de tous ordres.
Ces dernières découlent des paramètres incluant la faible capacité d’absorption de l’économie, la nécessité de préserver la stabilité du cadre macroéconomique et les difficultés de mobilisation des ressources internes et externes dûes aux graves faiblesses et dysfonctionnement de l’administration publique.
Le manque de sens de patriotisme et de l’intérêt commun dans le chef de certains responsables, la corruption généralisée, la gabegie financière et le détournement des deniers publics sans perdre de vue la méfiance conséquente des investisseurs potentiels nationaux et étrangers, ainsi que la fiscalité, etc… s’ajoutent aux obstacles sus-évoqués.
Nous préconisons d’agir de telle sorte que ces obstacles soient franchis moyennant la sensibilisation, la mobilisation des forces vives de la nation et la résilience de tous les acteurs économiques et sociaux à travers l’impulsion qui se dégagera non seulement de notre projet mais surtout à travers notre engagement personnel pour faire bouger les lignes.
Le changement des mentalités et la prise de conscience de tous les acteurs pour la sauvegarde des intérêts vitaux de la nation et29 ce, en plaçant à tous les niveaux l’homme qu’il faut à la place qu’il faut avec un renforcement des capacités gestionnaires basé sur l’éthique et l’intégrité morale constituent notre cheval de bataille.
Un leadership dynamique devra sous-tendre un programme aussi ambitieux et nous nous y emploierons de toutes nos forces, pour remettre le pays sur la voie d’une bonne gouvernance profitable à tous.
Comme développé dans les lignes précédentes, le socle de nos actions sera un nouveau modèle de développement qui prendra appui sur les réformes nécessaires et indispensables, au niveau de l’économie et de la société dans toutes ses ramifications.
Je suis persuadé que la République Démocratique du Congo doit se forger une nouvelle philosophie de développement. Ce nouveau modèle de développement pourrait prendre appui sur les points forts de l’économie à relancer avec la participation de toutes les forces vives de la nation ce, à travers toutes les pistes des solutions à exploiter de manière rationnelle.
Ainsi, moyennant un dosage judicieux de discipline macroéconomique et de mesures de politique économique appropriées, il est possible de diversifier sa croissance et d’accroitre ses exportations grâce à l’investissement privé.
La vitalité de notre économie s’en ressentira à travers une bonne gestion des ressources de l’Etat, d’une infrastructure et d’activités de formation à la mesure des besoins, d’une bonne direction des affaires publiques et d’une intermédiation financière adéquate.
Les actions à privilégier d’urgence sont :

  • Contrôler l’inflation afin de stabiliser durablement l’économie en évitant une création monétaire non contrôlée destinée à financer les importants déficits budgétaires qui paralysent surtout l’économie et qui frappent les couches les plus pauvres de la population.
  • Renforcer le partenariat Public-Privé à travers la réforme de l’économie.
  • Recourir aux investissements extérieurs pour soutenir l’effort de stabilisation,
  • Mettre en place des réformes structurelles dont les objectifs sont clairs et les actions contrôlables.
  • Promouvoir la main d’œuvre locale et améliorer l’accès des pauvres aux opportunités économiques
  • Organiser des états généraux sur l’économie nationale pour réaliser une croissance rapide et faire reculer la pauvreté par une transformation systémique
  • Réduire et réorienter le rayon d’action de l’Etat afin que la gestion des ressources publiques serve mieux le développement ;
  • Promouvoir et maintenir sur le plan macroéconomique, la stabilité, la transparence et la fiabilité :
  • Assurer la préservation de l’environnement et renforcer les capacités nationales.
  • Pour la matérialisation de ce projet, il est nécessaire de mettre un accent particulier sur les effets de synergies possibles entre diverses mesures tout en insistant sur la nécessité d’agir simultanément sur plusieurs fronts. Je préconise notamment, les mesures suivantes :
  • Rationaliser l’administration publique et l’appareil militaire ;
  • Réduire de manière draconienne les effectifs de la fonction publique, mettre en place une nouvelle administration et un nouvel appareil judiciaire, décentraliser et/ou privatiser la plupart des services publics,
  • Liquider ou privatiser le cas échéant les entreprises d’Etat,
  • Réorienter les dépenses de l’Etat dans le sens du développement en évitant les dépenses de prestige,
  • Pratiquer une politique budgétaire prudente assortie d’une gestion monétaire non inflationniste par une banque centrale réellement indépendante,
  • Lutter contre le blanchiment des Capitaux,
  • Mettre en place une stratégie d’apurement de la dette extérieure et intérieure.
  • Conclure un « pacte » entre le gouvernement, la société civile, le secteur privé et les bailleurs de fonds de l’extérieur au terme duquel toutes les parties devront consentir à faire des sacrifices.
  • Développer l’arrière-pays pour juguler l’exode rurale ;
  • Assainir les finances publiques ;
  • Agir sur la balance des paiements qui se trouve dans un état structurellement précaire ;
  • Redresser les marchés des capitaux et des changes ;

Pour produire ses effets, ce programme doit être considéré dans sa totalité, même s’il peut s’avérer nécessaire pour des raisons politiques, financières, d’échelonner dans le temps, les diverses mesures à prendre.

V.8. Réforme du Secteur Minier et des Hydrocarbure en RDC

Nous axons notre programme sur le secteur minier en proposant des réformes et des mesures innovantes visant à relancer ce secteur tout en y introduisant plus d’équité pour la population, d’où les propositions suivantes :

  • Transparence et Responsabilité :

Mettre en place une politique de transparence totale dans le secteur minier, y compris la publication des contrats miniers, des revenus, et des informations sur les opérations minières.

Valorisation des Ressources Naturelles : Encourager la transformation locale des matières premières pour créer des emplois et ajouter de la valeur aux produits miniers.
Dans le domaine extractif, les actions ne vont pas seulement se limiter aux minerais, mais être dirigée avec efficience dans la recherche ou l'exploration en vue de leur exploitation de nouveaux gisements, tout en ayant aussi à l'esprit que les énergies renouvelables doivent occuper une place de choix pour l'avenir.
En effet, en sus des minerais exploités actuellement à savoir et à titre non exhaustif : le cobalt, le coltan, l'or, le diamant, le zinc, le cuivre, la tantalite, le lithium, etc., j'entrevois des actions d’élargissement, des actions à d'autres ressources extractives tant soit peu négligées tel que le fer, le nickel, le chrome, le manganèse, la bauxite, les phosphates, etc. et ce, en vue de la relance d'une industrie lourde qui devrait être à l'amont de la chaîne de production et essentielle à la souveraineté et à l'économie nationale.

Redistribution des Revenus : Augmenter la part des revenus miniers qui revient aux communautés locales, en particulier celles vivant à proximité des sites miniers.
Certification et Traçabilité : Mettre en place des mécanismes de certification et de traçabilité pour garantir que les minéraux ne sont pas issus de zones de conflit (conformément aux normes internationales).
Renforcement de l’Industrie Minière Artisanale : Soutenir le secteur minier artisanal en fournissant une formation, un accès aux marchés, et des pratiques minières durables.
Surveillance Environnementale : Renforcer les normes environnementales pour minimiser les impacts négatifs des activités minières et protéger les écosystèmes locaux.
Investissement dans l’Infrastructure : Améliorer les infrastructures de transport pour faciliter l’acheminement des minéraux des zones minières vers les marchés. Promotion de la Recherche et du Développement : Soutenir la recherche géologique et la technologie minière pour identifier de nouveaux gisements et améliorer l’efficacité de l’extraction.
Partenariats Public-Privé : Établir des partenariats entre le gouvernement et le secteur privé pour investir dans l’industrie minière et encourager des pratiques responsables.
Promouvoir la transformation sur place de la production apportera une valeur ajoutée sur nos produits miniers.

Il en est de même en matière des hydrocarbures et du gaz naturel où il faut sensiblement relever le niveau de production par la mise à contribution de l'exploitation des bassins pétroliers additionnels et des gaz associés de ces bassins pétroliers.
Comme à titre exemplatif et en perspective d'autres explorations, la cuvette centrale, Upemba, Moero, Tanganyika, les grabens Albertine, le bassin du grand Bandundu et aux alentours de Kinshasa.
Construction des centres d’enfouissement et valorisation des déchets ménagers en vue de produire des énergies renouvelables, les intrants agricoles etc…

V.9. Réforme du Secteur de la Santé en RD Congo

Il est un fait que notre pays ne dispose pas d’un système sanitaire viable, susceptible de répondre aux besoins sanitaires de la population. A cette fin notre projet envisage :

L’Amélioration de l’Accès aux Soins de santé : Mise en place de centres de santé de proximité pour garantir l’accès aux soins de santé de base dans toutes les provinces pour favoriser la facilitation de soins de santé et des moyens d’intervention rapide.

Le Renforcement du Personnel Médical : L'accroissement du nombre de médecins et du personnel soignant à travers tout le pays en tenant compte de la densité de la population et de la disponibilité des formations médicales.

Recrutement et renforcement de capacité des professionnels de la santé, y compris des médecins, des infirmières et des techniciens de laboratoire.

La Réhabilitation des Infrastructures de Santé : - Modernisation et expansion des hôpitaux et des centres de santé.
- Garantir l’approvisionnement en médicaments et en équipements médicaux adéquats enfin d’inciter, attirer et retenir les professionnels de la santé dans les zones rurales.
La Prévention et la Sensibilisation : - Organisation des Campagnes de sensibilisation pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de santé, y compris la vaccination, l’hygiène et la planification familiale.
- Intégration de l’éducation à la santé dans les écoles. La Lutte contre les Maladies Infectieuses : - Renforcement de la surveillance épidémiologique pour la détection précoce des épidémies.
- Collaboration avec des organisations internationales pour la lutte contre les maladies infectieuses telles que le paludisme, le VIH/SIDA et la COVID-19

V.10. Social et Education

La recherche des solutions pour relever les défis sociaux constitue l’un des volets du redressement économique.
A cet égard, les actions à envisager visent l'activation d'un processus devant permettre la capacité à travailler ou à produire à grande échelle dans l'intérêt bien compris des individus et pour l'ensemble du pays, pour pouvoir stimuler la croissance économique grâce aux gains de productivité.
En d'autres termes il sera question de chercher à accroître l'accès de la population aux services sociaux de base qui se trouvent être l'éducation et la santé du fait de leur impact positif sur les capacités de rendement des individus.
Le social c’est notamment la création des emplois en vue d’un accroissement du pouvoir d’achat de la population. La promotion des emplois résulte effectivement du développement du secteur industriel, qui génère beaucoup d’emplois directs et indirects. Cela implique de travailler en synergie au niveau sectoriel.
Dans le cadre de l'éducation, les réformes s'articuleront, à titre non exhaustif, notamment autour des préoccupations suivantes :

Le programme de formation adapté pour tous les enfants en difficulté de scolarité y compris les enfants en situation de rue ;
La gratuité d'un enseignement de bonne qualité à partir de l'école primaire, secondaire, en fonction des moyens dont l'état pourra disposer ;
 La restructuration du système éducatif dans le but d'améliorer les résultats et les compétences des élèves en vue de mieux les préparer aux défis professionnels d'une économie mondiale en évolution technologique constante ;
La modernisation de l'enseignement supérieur et universitaire en le dotant d'infrastructures décentes et d'un programme complet et reconnu à l'échelle internationale ;
La stimulation de la recherche scientifique et l'encouragement de la scolarisation dans les domaines de la science, de la technologie de l'innovation, de l'ingénierie et des mathématiques pour aider à former les innovations indispensables au développement de la nation ;
L'octroi des bourses pour accroître les compétences académiques auprès des universités étrangères ;
La réhabilitation, la construction des écoles, des bâtiments académiques, des universités et des principaux instituts d'enseignement supérieur à travers toutes les provinces du pays ;
La réhabilitation et la création des foyers sociaux pour la formation spécifique de la gente féminine ;
Le programme de relèvement de niveau, l'émulation du personnel enseignant, et du corps professoral moyennant une rémunération attractive et d'autres avantages ;
L'encouragement et la création des conditions favorables à la recherche fondamentale...

La crise que traverse notre pays ne doit pas faire perdre de vue que des possibilités de changement s’offrent à ce dernier et ce, à travers le projet que nous portons.
Ainsi donc, un gouvernement soucieux de relever le pays doit se garder de vouloir ressusciter des politiques et des pratiques qui ont totalement échoué dans le passé, mais plutôt savoir de quelles ressources financières il doit disposer pour apporter le changement.
A travers notre projet, une opportunité s’offre au pays de tirer des leçons sur les erreurs du passé pour un nouvel élan. Les réformes et changements que nous nous proposons de réaliser dépassent les intérêts de clans politiques et de milieux d’affaires.
Ces réformes et changements sont présentement possibles. En résumé, notre projet de société comporte essentiellement les grandes dimensions ci-après :
A.La création d’un contexte sécuritaire et institutionnel de responsabilité susceptible de favoriser les investissements ; B.L’impulsion dans tous les secteurs, d’une économie de forte croissance inclusive susceptible de créer des nouvelles opportunités de création d’emplois et des revenus ;
C. L’affrontement des défis du social et de la solidarité nationale grâce à des politiques sociales couvrant les secteurs de la santé et de l’éducation.
D. La mise en œuvre des réformes et des politiques économiques structurelles.
Enfin, ce projet de société représente un schéma de développement réaliste d’une vision envisagée dans le but d’assurer le bonheur et le bien-être du plus grand nombre des citoyens.
« Avec l’implication de tous nous y parviendrons »
******** Tout est possible à celui qui croit, *******
******** LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT. *******
******** LE PEUPLE NE PEUT PLUS ATTENDRE ********
Vive la République Démocratique du Congo.